TRIBUNE DE RAPHAEL MENDAK
Cette rentrée est marquée par l'heureuse réouverture de la classe Bernard Barbier, le maintien de la classe est dû à l'investissement de tous les parents d'élèves, du corps enseignant, des habitants du canton et surtout de la mobilisation des Nuitons. Je suis heureux aussi, en tant qu'élu, d'y avoir participé. Merci donc à la FCPE et à l'Unaape d'avoir mené cette bataille qui était difficile. Je ne reviens pas sur les nombreuses actions qui ont été faites (manifestations, nuit des écoles, courriers, veille...) toutefois je souligne, à l'heure où certains citoyens pensent que l'action publique ne mène à rien, la mobilisation peut changer les choses. Il va falloir toutefois être très vigilant voici à venir des chiffres très inquiétants, 16 000 postes sont supprimés en 2011, 65 000 postes supprimés depuis 2007 et parce que ça ne suffit encore pas l'Etat prévoit d'en supprimer encore 14 000 l'an prochain. Permettez-moi encore de réaffirmer mon attachement à l'école de la République et de souligner l'importance stratégique des moyens alloués à une école qui a pour objectif de former de futurs citoyens. Nous devons donc rester vigilants et faire en sorte que l'Education soit la priorité du gouvernement, quelqu'il soit.
Dans une économie morose on nous annonce un plan d'austérité. Le plan d'austérité concernera la majorité des français contrairement aux effets d'annonces qui semblaient suggérer qu'il pesera sur les ménages les plus riches, alors que les contribuables les plus riches ne supporteront qu'un tiers des nouvelles charges, la diminution de l'intéressement pour les salariés, la majoration des complémentaires santé et l'augmentation des prix de certains produits de la consommation pèsera sur les petits revenus et les contribuables de la classe moyenne. Mais aussi l'annonce d'une taxe sur les alcools va, je le crains, peser aussi sur un produit de notre terroir, la crème de cassis. La crème de cassis est particulièrement pénalisée dans ce projet. Son imposition augmentera de 44,8 % soit 1,36 € pour un litre à 20 % vol. C'est une très mauvaise nouvelle pour l'économie locale. Je suis, sans aucun doute, contre cette taxe ; je soutiens les produits de notre terroir.
Nous avons besoin d'aider le centre ville à se développer via le tourisme, et d'aider tous les commerçants actuels à trouver leur vitesse et d'être à leur écoute. Le centre ville doit se développer oui, mais pas n'importe comment, et je crains voir pointer dans les dossiers de la majorité une approche du centre-ville qui ne va pas dans le sens d'un développement réfléchi.
Voici les affaires, soyez en sûrs, que je suivrais de très près.
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